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# Posté le lundi 12 juin 2006 06:39

Modifié le lundi 21 janvier 2008 11:14

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Représente le 974
Réunionnaise avant tout


Pour commencer voici quelques images pour mieux apprécier la beauté de mon île La Réunion et ainsi la connaitre...

# Posté le mercredi 07 juin 2006 11:16

Modifié le mardi 10 mars 2009 07:09

ILE DE LA REUNION

ILE DE LA REUNION
Voilà l'ile d'où je vien

Située dans l'océan Indien, à 800 km à l'est de Madagascar, l'île de La Réunion, au climat tropical, constitue, avec les îles Maurice et Rodrigues, l'archipel des Mascareignes.
Son environnement, sa forêt tropicale, ses massifs volcaniques et ses plantations de canne à sucre en font une île haute en couleurs.
Les visiteurs ne s'y trompent pas : le tourisme y est en forte expansion depuis plusieurs années. L'île possède de nombreux atouts, comme la multiplicité ethnique de sa population (son histoire est un brassage permanent de peuples), sa faune et sa flore (cocotiers, vanilliers, manguiers, mais également des plantes à parfum comme le vétyver) ou sa situation de pivot au sud-ouest de l'océan Indien.
Française depuis 1638, La Réunion devient département français en 1946.


Géographie

D'une superficie totale de 2512 kilomètres carrés, l'île est bordée par 210 kilomètres de côtes, pour l'essentiel inhospitalières, si ce n'est les 25 kilomètres de plage de sable blanc corallien et 14 km de sable noir, situées à l'Ouest. Elle n'offre pratiquement pas d'abri naturel pour la navigation, hormis la baie de Saint-Paul.


Elle est constituée de deux ensembles volcaniques

Dans la partie Nord-Ouest, le Piton des Neiges (3 069 mètres) domine les trois cirques de Cilaos, Salazie et Mafate qui l'enserrent. Ce dernier, où vivent 700 habitants, est inaccessible en voiture. Ils sont le résultat de l'effondrement et de l'érosion des flancs de l'ancien volcan. Au sud-est, le Piton de la Fournaise (2 631m) est un volcan actif, de type hawaïen. Il s'agit d'un volcan particulièrement actif, qui entre en éruption environ trois fois par an, ce qui constitue toujours un spectacle apprécié des Réunionnais. La Plaine des Cafres et la Plaine des Palmistes, qui se rejoignent au col de Bellevue, assurent la liaison entre les deux massifs du Piton des Neiges et du Piton de la Fournaise.


La configuration de l'île, soumis à des pluies très abondantes pendant la saison humide du climat tropical (entre 2.600 et 4.000mm dans l'Est de novembre à avril), a abouti à la formation d'innombrables "ravines" ou "rivières", qui descendent des sommets en alternant gorges abruptes et secteurs plus calmes, encombrés de rochers et parfois agrémentés de cascades et de "bassins". L'érosion à la Réunion est une des plus fortes constatées dans le monde, elle est irréversible et structure les paysages et le relief typique de l'île.
La côte orientale de l'île, dite "côte au vent", très arrosée, où plusieurs rivières, comme celles du Mât, des Marsouins, de l'Est, sont pérennes, contraste avec la côte occidentale, "sous le vent", aux terres arides.


La végétation de La Réunion, qui compte de nombreuses espèces endémiques, varie en fonction de l'altitude et du climat : forêt tropicale ou savane sèche, plantations de canne à sucre ou d'arbres fruitiers. Si la forêt abrite d'extraordinaires fougères arborescentes, elle est également riche en oiseaux multicolores.


Population

La population de La Réunion, avec 706.300 habitants (résultats du recensement de mars 1999), avec une densité de 282 habitants/km², est la plus importante de tout l'outre-mer.

Trois siècles et demi d'histoire ont transformé l'île déserte. Arrivés au fil du temps de tous les horizons, les Réunionnais ont constitué une société métissée, au sein duquel six groupes ethniques peuvent néanmoins être distingués :


La population d'origine africaine et malgache, appelée communément cafre, pour l'essentiel issue de la période esclavagiste trouve ses origines au Mozambique, en Guinée et au Sénégal. Elle est très fortement métissée avec la souche européenne et s'élève à 35% du total.
La population blanche, d'origine européenne représente 25% de l'ensemble. Il convient d'y ajouter environ 5% de métropolitains (les "zoreils") vivant sur l'île.
La population d'origine indienne et de religion hindouiste, les "Malabars", est constituée des descendants des travailleurs "engagés" arrivés, de 1848 à 1882, par dizaines de milliers de la côte orientale de l'Inde (Coromandel) et de la côte de Malabar. Elle représente 25% des habitants actuels.
Les Chinois, ayant quitté sensiblement à la même époque la région de Canton, se sont dispersés dans tout l'océan Indien. Ils sont estimés aujourd'hui à 4% du total des Réunionnais.
Les Indo-musulmans du Gujerat (Nord de Bombay), venus plus tardivement, à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, ont également fait souche. Leurs descendants, les "Zarabs", constituent environ 3% de la population.
Les originaires de Mayotte et des Comores, mais aussi les descendants des engagés d'autres contrées du pourtour de l'océan indien, que l'on est allé chercher au siècle dernier, complètent cette palette humaine.

La Réunion bénéficie d'un tissu urbain développé avec 8 villes de plus de 30.000 habitants : Saint-Denis, le chef-lieu (131.557 habitants), Saint-Paul (87.712 habitants), Saint-Pierre (68.915 habitants), Le Tampon (60.323 habitants), Saint-Louis (43 500 hab.), Saint-André (43 000 Hab), Saint-Benoît (31 560 hab) et Saint-Joseph (30 293 hab) (Recensement de la population de mars 1999).
Taux d'urbanisation (nombre d'habitants vivant dans une ville de plus de 2.000 habitants pour 100 habitants) : 98,2% (75% en métropole).

La publication du recensement de 1999 montre que la démographie réunionnaise est en hausse de 1,72 % par an depuis 1990. La croissance est due au flux migratoire mais surtout à l'accroissement naturel (excédent des naissances sur les décès) : le taux de natalité atteint 20‰ (le taux de natalité s'établit autour de 13 ‰ en métropole) alors que le taux de mortalité s'établit à 5‰. Le solde migratoire 1990-1999 est également positif. Si ce rythme se maintient, la Réunion pourrait compter entre 900 000 et un million d'habitants en 2025.
Les chiffres soulignent un vieillissement certain de la population (51 400 plus de 60 ans en 1990, 70 700 en 1999). Parallèlement le nombre des moins de 20 ans a diminué pour atteindre 36 % de la population contre 40 % en 1990.
Le nombre des jeunes adultes (20 à 29 ans) est descendu depuis 1990 à 15 % de la population, alors que les 30–39 ans deviennent la tranche d'âge la plus nombreuse (17%).
L'un des facteurs prépondérants du vieillissement est sans conteste l'augmentation de la longévité. L'espérance de vie atteint 70,4 ans pour les hommes et 78,6 ans pour les femmes, ce qui représente un accroissement de 10 mois depuis 1990.


Histoire

Découverte au début du XVIème siècle par les Portugais, l'île est encore inhabitée au moment de sa prise de possession au nom du roi de France en 1642. Dénommée "Bourbon", son histoire se confond alors avec celle de la Compagnie des Indes Orientales. Celle-ci se charge de la mettre en valeur en privilégiant une culture d'exportation, le café, et en utilisant surtout une main d'œuvre d'esclaves en provenance d'Afrique ou de Madagascar.
Passée sous administration directe de la couronne en 1767, elle est baptisée "Réunion" par la Convention en 1793. Placée sous domination anglaise de 1810 à 1815, l'île connaît ensuite un demi-siècle de prospérité grâce à l'introduction par ses occupants de la culture de la canne à sucre.
A partir de 1865, l'effondrement du cours du sucre va mettre à mal cette situation florissante. Malgré la construction d'une ligne de chemin de fer en 1882 et le creusement d'un port à la Pointe des Galets en 1886, la Réunion connaîtra une longue période de marasme et traversera deux dures épreuves. La Première guerre mondiale, qui fera près de 3 000 morts, sera suivie d'une effroyable épidémie de grippe espagnole causant entre 5 et 10 000 morts avant que ne s'amorce, dans les années 20, un redressement sensible, vite interrompu par le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. La Réunion subira un dur blocus durant celle-ci et son ralliement à la France libre en novembre 1942 ne mettra fin que partiellement à cette épreuve.
Votée à l'unanimité par l'assemblée constituante, la loi du 19 mars 1946 transforme les quatre vieilles colonies, dont la Réunion, en départements français. Toutefois, les pesanteurs administratives et l'état de délabrement de l'économie sont tels qu'il faudra attendre le début des années 60 pour qu'une véritable politique de développement soit mise en oeuvre. Elu député de la première circonscription en 1963, l'ancien Premier Ministre Michel Debré engage alors la Réunion dans un processus volontariste de développement et d'assimilation avec la métropole.


Environnement

La Réunion bénéficie d'un environnement exceptionnel. L'île de la Réunion bénéficie de sites d'une qualité environnementale et paysagère exceptionnelle. Comme la Guyane, elle possède une faune et une flore très riche, parfois uniques. Il existe un réseau de réserves biologiques domaniales important (7.000 ha) sur les espaces forestiers des Hauts pour lesquels un projet de parc national est actuellement à l'étude, auquel s'ajoutent sur le littoral des acquisitions importantes du conservatoire du littoral (Etang du Gol, Bois Blanc, Anse des Cascades, etc...) et la réserve naturelle de Saint-Philippe-Mare Longue (68 ha). Les projets en cours devraient conduire à terme à l'extension de cette dernière et à la création de nouvelles réserves naturelles sur l'étang du Gol, la forêt de la Rivière des Remparts, l'étang de Saint-Paul et sur les lagons et leurs récifs coraliens. La mise en place d'un parc maritime sur le secteur des lagons fait l'objet aujourd'hui d'une réflexion approfondie. Il en est de même pour le secteur des volcans pour lequel on réfléchit à la mise en place d'une protection forte, dans le cadre d'un autre projet de parc, destiné à assurer la protection et la mise en valeur des Hauts.
En matière de recherche scientifique, La Réunion bénéficie de la présence de nombreux organismes, avec, en particulier, le laboratoire volcanologique du Piton de la Fournaise, le centre météorologique de Saint-Denis (4ème centre du réseau de l'Organisation Mondiale de la Météorologie et, chargé à ce titre, d'assurer le suivi cyclonique pour l'ensemble de l'océan Indien), l'ORSTOM (notamment pour la surveillance de l'environnement par télédétection satellitaire dans le cadre du programme européen "Earthnet"), l'université de la Réunion (dans les domaines des sciences de la terre, de la biologie et de la physiologie végétales et écologie marine) et le conservatoire botanique des Mascarins.


Vie Culturelle

Apport original au sein de la diversité culturelle de la France, la culture réunionnaise constitue à elle seule une mosaïque. Riches d'apports issus d'Europe, d'Afrique, de Madagascar et d'Asie, les Réunionnais ont, en plus de trois siècles de vie commune, forgé une culture créole vivante, et qui, depuis une quinzaine d'années, s'ouvre progressivement sur le monde.

La vie culturelle est caractérisée par un grand dynamisme de l'ensemble des secteurs d'expression artistique, notamment de la musique et des arts plastiques.
Des créateurs réunionnais commencent à trouver reconnaissance et audience au-delà de l'île :
- pour la musique : Daniel Waro, Gramoune Lélé, Ti-Fock, Ziskakan
- pour les arts plastiques : Gilbert Calin, Jack Beng-Thi, William Zitte
- pour la littérature : Boris Gamaleya (poète), Axel Gauvin (romancier), Jean-François Sam-Long (romancier).
Cette créativité bénéficie du soutien financier constant de l'Etat et des collectivités locales, mais surtout d'une prise de conscience collective de la richesse et de l'originalité du patrimoine culturel dont le métissage est le fondement et dont l'enrichissement passe par l'approfondissement des échanges interculturels, en particulier au sein de la zone Océan Indien.

# Posté le lundi 21 janvier 2008 12:45

Modifié le mardi 10 mars 2009 07:26

Abolition de l'esclavage à la Reunion

Abolition de l'esclavage à la Reunion
Le 20 décembre 1848, ce ne sont pas moins de 62 000 personnes qui vont changer de statut, soit six habitants sur dix. La population esclave est libérée.
L'année 1848 est, à la Réunion celle de grands changements dont le principal est l'abolition de l'esclavages. En février 1848 c'est la Révolution, le gouvernement de Louis-Philippe est renversé. La nouvelle arrive à la Réunion en mai, le 8 juin 1848, le Calcutta navire qui arrive de bordeaux, apporte la confirmation officielle du changement de régime. Le lendemain la République est proclamée.

Le 10 juin 1848 les décrets du gouvernement provisoire sont enregistrés par la cour d'appel. Les propriétaires sont inquiets. Plusieurs membres de ce gouvernement sont des farouches abolitionnistes. Et puis arrive dans l'île une dépêche confirmant le crainte des colons; l'esclavage a bel et bien été aboli.

Le décret du 27 avril 1848 mettant fin à l'esclavage s'accompagne de treize autres décrets destinés à prévenir certaines difficultés que pourrait entraîner l'émancipation des esclaves. Or à la Réunion on estime qu'aucune mesure efficace n'a été mise en place pour préserver l'économie locale. Le 17 juillet les colons se rassemblent, le 18 juillet, un comité provisoire de quinze membres est élus, un vent d'agitation souffle parmi les colons. Le gouverneur Graeb, de son côté, se contente d'un rôle d'observateur d'autant qu'il sait que ses jours dans la colonie sont comptés. En effet il sera remplacé par un commissaire de la République.

Le 13 octobre 1848, arrivé de SARDA GARRIGA

l' Oise jette l'ancre en face de Saint-Denis, à son bord, Sarda Garriga, commissaire générale de la République, chargé de proclamer l'émancipation des esclaves de la Réunion.

Le 19 octobre 1848, Sarda Garriga fait enregistrer la promulgation du décret d'abolition par la cour d'appel

Le 24 octobre 1848, nouveau décret qui organise le travail pour les nouveaux affranchis. Les personnes non libres sont obligées de contracter un engagement de travail avant le 20 décembre 1848. Les propriétaires approuvent, mais Sarda Garriga doit se défendre de vouloir, par le biais du travail obligatoire, maintenir une sorte d'esclavage.

Le Grand Jour, le 20 décembre 1848


Au matin du 20 décembre 1848, Sarda Garriga affiche la proclamation, 62 000 esclaves deviennent libres. Les esclaves pour fêter leur émancipation, n'ont pris qu'un jour de liberté, ils ont été enlever au marché le poteau où ils étaient fouettés.

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# Posté le vendredi 30 juin 2006 13:24

Modifié le mardi 10 mars 2009 06:57

La Réunion

La Réunion

# Posté le mercredi 07 juin 2006 10:51

Modifié le mardi 10 mars 2009 07:08